Urban Lifestyle

Le marathon : pour le plus grand bien des villes – et des dirigeants d’entreprise

Les villes aspirent sans cesse à devenir le meilleur endroit où habiter, et les marathons ont largement contribué à les transformer en faveur des amateurs de marche et de course à pied. Bénéfiques pour la forme physique et la santé en milieu urbain, les marathons ont de plus en plus la particularité d’inciter les dirigeants d’entreprise à donner le meilleur d’eux-mêmes.

Urban Lifestyle
An urban lifestyle for the future -  By first recognizing the impact of our city lifestyles, we can pave the path for sustainable economic development and a brighter, greener future.
727 vues

Fait le 03/03/2015

Les marathons améliorent la santé en milieu urbain

Au début des années 1970, pauvreté, pollution et délinquance entachaient l’image d’un grand nombre de villes. Cette tendance a commencé à s’inverser en 1976, lorsque le parcours du marathon de New York, jusqu’alors composé de plusieurs boucles autour de Central Park, fut redessiné pour traverser les cinq arrondissements de la ville. Cette initiative rapprocha tous les citoyens venus encourager les coureurs et redora l’image de la ville à travers le monde.

Aujourd’hui, les marathons urbains ont permis de remanier l’infrastructure des villes en faveur des sports d’extérieur. Offrant aux villes une excellente opportunité de publicité, ils ont contribué à les embellir au profit des habitants. Sans surprise, les marathons sont devenus des événements majeurs dans d’autres grandes villes du monde telles Chicago, Londres, Berlin et Tokyo.

Les coureurs affluent vers Tokyo

Tokyo est l’incarnation même d’une métropole tentaculaire. Lors du dernier recensement effectué en 2010, sa population s’élevait à 13 millions d’habitants, tandis que la région de la capitale en comptait 43,4 millions. À titre de comparaison, ces chiffres étaient respectivement de 8,1 et 19,3 millions pour New York City.

 

Créé en 2007, le marathon de Tokyo est devenu l’une des principales épreuves de course à pied du monde. Son processus de candidature compte parmi les plus sévères : plus de 300 000 coureurs se présentent, pour quelque 35 000 participants. Malgré le temps souvent pluvieux, le marathon fait passer les coureurs par de superbes sites, dont les jardins du palais impérial, le siège de l’administration métropolitaine de Tokyo et la tour de Tokyo, pour s’achever sur le site du « Tokyo Marathon Expo ».

Il illustre à merveille la façon dont un marathon peut bénéficier à une ville et la promouvoir à l’international. En 2015, Andreas Schierenbeck, Chairman of the Executive Board chez thyssenkrupp Elevator AG, a eu le plaisir de participer au marathon.

Le globe-trotteur

La carrière d’Andreas Schierenbeck, qui a rejoint thyssenkrupp Elevator en 2012, est elle-même un véritable marathon : il a travaillé en Colombie, au Venezuela, en Suisse, en Suède, en Autriche et aux États-Unis. Malgré ses importantes responsabilités professionnelles, il parvient toujours à consacrer du temps à sa femme et son fils ainsi qu’à sa passion, la course à pied.

Andreas Schierenbeck a couru son premier marathon en 2006 à Zurich, en Suisse, alors qu’il était âgé de 40 ans. Depuis, il a couru dans les rues de Berlin, Monterrey (Colombie), Boston, Chicago, New York City et, désormais, Tokyo.

Courir le marathon requiert de l’engagement, de l’endurance, une planification stratégique ainsi qu’une bonne forme physique et mentale, soit les qualités maîtresses de tout bon cadre dirigeant. Nonobstant cet argument, Andreas Schierenbeck reste modeste lorsqu’on lui demande en quoi les marathons l’aident dans son métier : « Je cours juste pour le plaisir. » Et c’est ce même « plaisir » qu’il trouve dans son travail.

A. Schierenbeck au marathon de Tokyo (son temps : 3:47:12)

« Même si j’adore courir en forêt, les marathons urbains vous donnent l’occasion unique de visiter une ville tout en faisant du sport. »

Andreas Schierenbeck

Le marathon forme de meilleurs dirigeants

Des recherches récentes contredisent Andreas Schierenbeck et confirment cette corrélation. Dans une étude publiée sur le site « Social Science Research Network », des chercheurs ont constaté qu’un PDG en bonne forme (c’est-à-dire ayant couru un marathon) influe positivement sur la valeur de l’entreprise. Mais est-ce vraiment une surprise? 

Si courir un marathon n’est pas chose aisée, diriger une entreprise n’est pas non plus de tout repos.

Tout le monde y gagne

Les marathons bénéficient à la société de multiples façons. Ils incitent à rester en bonne forme physique, développent des traits de caractère qui font de meilleurs dirigeants et, c’est peut-être l’aspect le plus important, contribuent à redynamiser les zones urbaines. 

Les villes accueillant des marathons à grande échelle doivent veiller à préserver ou créer des espaces pour courir, ce qui entraîne souvent des améliorations tant pour les piétons que pour les cyclistes. Les municipalités doivent également penser à ce que diront de la ville d’accueil les coureurs, blogueurs et journalistes du monde entier une fois rentrés chez eux : c’est une excellente incitation à la création de parcs, de curiosités attrayantes et, plus généralement, à un embellissement du paysage urbain.