Sustainability

Des solutions innovantes pour répondre au besoin croissant en eau dans les villes

L’eau est une ressource aussi rare que vitale. L’accès à l’eau potable dans le monde devient de plus en plus difficile en raison de facteurs multiples et complexes, comme l’augmentation de la population, la consommation croissante en eau et le réchauffement climatique.

Les centres urbains sont également confrontés à un autre défi : prélever toujours plus d’eau dans des sources de moins en moins abondantes et accessibles. De Dubaï à Qingdao, des villes imaginent les modes de gestion de l’eau du futur. Leurs technologies innovantes et leurs idées non conventionnelles font jaillir des sources qu’elles réussissent à exploiter avec un intarissable succès.

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Pour un avenir en harmonie avec l’environnement - Le développement durable en matière d’environnement repose sur la réduction des déchets et de la consommation, ainsi que sur un passage au vert grâce à des ressources durables et écologiques, telles que les énergies solaire et éolienne ou encore les matériaux pouvant être infiniment recyclés.
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Fait le 21/06/2016

En 2040, 33 pays pourraient souffrir d’une grave pénurie d’eau.
En 2040, 33 pays pourraient souffrir d’une grave pénurie d’eau – ©WRI

La désalinisation pour compenser des ressources en eau exsangues

De nombreuses régions côtières recourent à la désalinisation. Qingdao, ville balnéaire chinoise, s’est dotée d’une station de désalinisation capable de produire la quantité d’eau consommée par 500 000 habitants par jour. Elle utilise l’osmose inverse pour filtrer l’eau de l’océan en la débarrassant de son sel et de ses impuretés.

Toutefois, ces stations peuvent s’avérer très coûteuses et gourmandes en énergie. De plus, si aucune précaution n’est prise, leur exploitation peut porter atteinte à la vie marine. Mais des solutions existent pour limiter ces potentiels effets néfastes.

Se diversifier pour prospérer. Plus de sources pour plus de durabilité.

Singapour tire son eau potable des stations de désalinisation, du recyclage des eaux de pluies et des eaux usées et de l’importation. La diversification des sources d’approvisionnement et l’optimisation des technologies permettent de créer une infrastructure durable en phase avec l’environnement.

La ville de Jebel Ali aux Émirats Arabes Unis s’est dotée d’une station de désalinisation offrant une technologie plus performante, permettant d’augmenter l’approvisionnement en eau potable, ainsi que les capacités de production d’électricité, et donc de réduire l’empreinte carbone du pays.

Le réservoir de Chandrexa en Espagne approvisionne également les villes en eau douce et soutient un plan de développement prévoyant de couvrir 40 % des besoins nationaux en énergie avec des ressources renouvelables d’ici 2020.

Panorama de rêve : le réservoir de Chandrexa en Espagne.
Panorama de rêve : le réservoir de Chandrexa en Espagne.

Recyclage : transformer les eaux usées en eau potable.

Oui, vous avez bien lu ! Les eaux usées sont traitées via un processus d’osmose inverse en quatre étapes permettant d’éliminer tous les contaminants et les toxines. Convaincre les résidents que les technologies de purification ne présentent aucun danger est certes un défi supplémentaire, mais l’effort en vaut la peine.

Singapour n’est pas la seule ville à se tourner vers cette ressource inexploitée jusqu’ici. À Windhoek, en Namibie, 26 % de l’approvisionnement en eau provient des eaux usées et à Arua, en Ouganda, il est question d’adopter un système low-tech décentralisé de traitement des eaux usées (DEWATS) et de traitement du sol aquifère (SAT) afin d’alimenter les faubourgs de la ville en eau potable.

Au Brésil, le niveau des eaux fluctue en raison du réchauffement climatique.
http://thecityfix.com/blog/three-maps-sao-paulo-brazils-water-crisis-drought-andrew-maddocks-tien-shiao/

Recyclage : transformer les eaux usées en eau potable.

Oui, vous avez bien lu ! Les eaux usées sont traitées via un processus d’osmose inverse en quatre étapes permettant d’éliminer tous les contaminants et les toxines. Convaincre les résidents que les technologies de purification ne présentent aucun danger est certes un défi supplémentaire, mais l’effort en vaut la peine.

Singapour n’est pas la seule ville à se tourner vers cette ressource inexploitée jusqu’ici. À Windhoek, en Namibie, 26 % de l’approvisionnement en eau provient des eaux usées et à Arua, en Ouganda, il est question d’adopter un système low-tech décentralisé de traitement des eaux usées (DEWATS) et de traitement du sol aquifère (SAT) afin d’alimenter les faubourgs de la ville en eau potable.

Préserver la pureté de l’eau, coûte que coûte.

La gestion efficace des eaux dépend de la volonté de la ville à encourager une infrastructure innovante permettant de préserver et de stocker l’eau. Si de nombreuses localités ont accès à l’eau, les inégalités sont marquées d’un endroit à l’autre.

São Paulo puise dans six réservoirs, reliés par 48 km de tunnels destinés au stockage de l’eau douce. Il y a peu, le système a été mis à rude épreuve par la sécheresse et pourrait bénéficier de pratiques semblables à celles de Singapour afin de répondre aux demandes en ressources variées, le recyclage des eaux usées par exemple.

L’inspiration pourrait également venir du réservoir de Los Angeles, dans lequel 96 millions de « shade balls » ont été déployées afin de prévenir l’évaporation et de stabiliser le niveau des eaux.

 
'Shade Balls:'  What Are They and How Are They Saving Water?

« Urban water infrastructure in the future will look quite different compared to now. It will consider water scarcity and quality, as well as energy use and generation in an entirely different way.”

Julia Bucknall

Sector Manager, Water Unit at the World Bank

http://water.worldbank.org/news/using-integrated-urban-water-management-promote-sustainable-resilient-cities-africa

« Les infrastructures hydrauliques urbaines de demain seront bien différentes de celles que nous connaissons. Leur conception intègrera une vision totalement différente des pénuries et de la qualité de l’eau, mais aussi de la génération et de la consommation d’énergie. »

Julia Bucknall,

responsable du Département Eau de la Banque Mondiale

http://water.worldbank.org/news/using-integrated-urban-water-management-promote-sustainable-resilient-cities-africa

Franchir une nouvelle étape en matière de gestion des eaux.

L’innovation imprègnera certes la plupart des idées de demain, mais ce sont les politiques écologiques, comme la lutte contre la déforestation pour combattre les effets du réchauffement climatique et la réduction obligatoire de la consommation d’eau, qui permettront de créer une solution durable globale.

Les expériences de Singapour ou de Los Angeles commencent à porter leurs fruits puisque d’autres villes projettent elles aussi de mettre en place une gestion intégrée des eaux urbaines (IUWM). L’objectif de cette approche globaliste de la gestion des eaux est de mettre en place des solutions plus diversifiées pour relever les défis complexes auxquels les villes sont confrontées.

Le futur de la gestion et du niveau des eaux se présente sous un meilleur jour.